La strategie des chefs d’insurges
Article Numéro 4.44 Adultes et universitaires
Soumis par: MOF
Date: 10/02/2014
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Source: Madiou, Tome II, p 397.

Bien que les chefs de bande n’aient pas pu se joindre à l’armée indigène qui triomphera et mènera le pays à l’indépendance, ils ont parfois joué un rôle important et ont contribué à l’échec des troupes des colons français.

Durant toute l’année 1802, les environs du Cap étaient sans cesse inquiétés par les bandes de Sans Souci qui harcelaient les troupes françaises du général Leclerc, les attaquant surtout à midi et à minuit, afin de les contraindre à en venir aux mains aux ardeurs du soleil et pour troubler leur sommeil.  Cette tactique ne laissait aux soldats européens aucun repos et développait les ravages de la peste.  Le chef de brigade   Abbé, à la tête de la garde d’honneur du capitaine-général, marcha contre Sans-souci, l’atteignit non loin du Cap et l’attaqua avec vigueur.  Mais la garde d’honneur, composée des plus belles troupes de l’armée expéditionnaire, fut culbutée; elle abandonna le champ de bataille couvert de grenadiers.  Elle fut contrainte, pour ne pas être exterminée, de battre en retraite avec précipitation.  Elle ne put rentrer au Cap: l’ennemi s’était posté sur ses arrières.  Elle se retrancha alors d’une manière formidable, en attendant des secours de cette ville.  Deux jours après, le chef d’escadron français Dalton fit une sortie pour la dégager.  Il fut cependant enveloppé de toutes parts dans les bois par Sans-souci.  Il était à la tête d’une superbe cavalerie taillée en pièces.  Il se refugia dans les rangs du colonel Abbé.  Avec des indigènes, s’armant des carabines et des longs sabres de certains Français, ils se précipitèrent de nouveau sur la garde d’honneur de Leclerc.  Le colonel Abbé, déjà enfoncé, allait mettre bas les armes, quand il vit apparaître cinq cents hommes de troupes fraîches  que le général Boudet avait envoyées à son secours.  Les Français, dégagés et renforcés, firent alors un dernier effort, traversèrent les embuscades ennemies et rentrèrent au Cap, après avoir perdu 700 hommes.

Le Général Christophe… (Alors dans l’Armée Coloniale)  recevant l’ordre de marcher contre les insurgés, attaqua Sans Souci avec fureur.  Celui-ci, à la tête de 4.000 cultivateurs aguerris par de nombreux combats, assaillit la 1ere, 2eme, et 5eme brigades coloniales, avec tant d’impétuosité, que Christophe culbuté sur tous les points rentra au Cap dans le plus grand désarroi.

Citez les chefs de bande mentionnés dans ce texte.  Le texte parle-t-il aussi d’un militaire indigène?

Citez les militaires français de l’Armée colonial mentionnés dans ce texte.  Quels étaient leurs titres?

Où avait lieu la bataille? Combien de cultivateurs s’y trouvaient?  Combien de brigades coloniales?

Les insurgés esclaves étaient-il en plus grand nombre que les combattants blancs?  Prouvez-le?  Allaient-ils continuer à être plus nombreux que les européens?  Qu’est ce qui vous permet de le dire?

Quel mot permet de dire que les chefs de bandes et les révoltés qu’ils commandaient ne joueront pas un rôle constant dans la guerre pour l’indépendance?  Le texte ci-dessus montre-t-il ces bandes en révolte contre d’autres européens que ceux venant de France?   Justifiez votre réponse.

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