Premières révoltes d’esclaves venus d’Afrique
Article Numéro 3.24 Adultes, jeunes et lycéens
Soumis par: FFCA-PHCS
Date: 23/09/2013
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En 1691, deux noirs, Janot Marin et Georges Follet, dit Pierrot, sont condamnés à être brûlés vifs pour avoir conçu le projet de “massacrer tous les blancs du quartier du Port-de-Paix, femmes et enfants”, mais on découvrit dans ce complot la main des autorités espagnoles… En 1704, les nègres du quartier du Cap forment des bandes avec des chefs intelligents et déterminés.

Le nègre Michel fut, en 1719, l’âme de la résistance dans le Bahoruco. En 1728, MM. de la Rochalar et Duclos disent qu’”il y a dans ce pays des nègres, non sorciers, mais qui connaissent des simples, avec lesquelles ils font mourir leurs maîtres ou des camarades traitres parmi eux”. En 1734, Polydor joua un rôle analogue dans le quartier du Trou, d’où il s’élançait à la tête des pillards pour saccager les plantations de la plaine, et où il échappa longtemps à toutes les poursuites.

Le nègre Noel organisa plus tard la même opposition acharnée dans la partie du Fort-Dauphin et eut là pour successeurs Télémaque Canga, Isaac et Pyrrhus Candide.

Mais de tous les chefs de marrons aucun n’eut une réputation plus grande et plus mérité que François Makandal, exécuté en 1758. Il est reconnu, en 1766 par le Compte d’Estaing et Magon que le sublimé et l’arsenic colorés par différents sucs d’herbes sont la base du poison que les nègres emploient.  Il est vendu par les domestiques des chirurgiens. Les inventaires de ces chirurgiens révèlent la quantité d’arsenic et de sublimé qu’ils emploient et le peu de soin avec lequel ils les gardent. On voit des habitations où les esclaves sont décimés par le poison parce qu’ils ont résolu de restreindre le nombre d’esclaves et empêcher d’ouvrir des manufactures où ils auraient trop de travail, ou empêcher à leur progéniture d’avoir le même sort qu’eux.  Ces attentats aussi sur des bestiaux pour nuire au maître et le ruiner, l’empêcher d’étendre ses cultures ou pour des motifs autres (jalousie, représailles, etc.).

QUESTIONS

 

Vers quelle époque ont lieu les événements rapportés dans ce texte ?

Contre qui luttaient les esclaves ? Relevez, dans ce texte, les différentes formes de luttes qu’ont utilisées les esclaves révoltés à Saint-Domingue pendant la période couverte ci-dessus.  Les premières luttes ont-elles pris la forme de combats ? 

Les esclaves furent-ils aussi parfois perdants quand ils utilisèrent certaines techniques de combat ?  Donnez des exemples.

En général, quand on mène un combat est-il facile de gagner très rapidement et avec peu d’efforts ?  En fonction de votre réponse, quelles sont les qualités qu’il faut pour être un lutteur, un combattant ?

Notez le nombre d’années pendant lesquelles les révoltés ci-dessus ont du mener des combats.  Peut-on dire que, pendant cette période et avec ces techniques, les révoltés ont pu être les gagnants et vaincre les colons ?  Expliquez votre réponse.

Quelles furent, selon vous, les conséquences du pillage ou des incendies sur les monuments et les champs existant à St-Domingue ?

Les luttes et guerres entrainent-elles, en général, beaucoup de pertes matérielles et physiques ?  Y’a-t-il des moyens d’éviter de grosses pertes tout en combattant et dénonçant quand mêmes des abus ?  Proposez d’autres solutions.  Expliquez.

Quand est-ce que ces solutions donnent des résultats et n’en donnent pas ?

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