Toussaint Louverture et Pierre Toussaint, deux visions différentes de la liberté
Soumis par Lindsay Aime le 28/04/2014.

toussaint       L’histoire de la révolution de  Saint-Domingue contre le système esclavagiste a mis en exergue Toussaint Louverture comme l’un des patrons de la révolution,  né esclave à « Breda »,  où il travaille pour son maître « Bayon de Libertat »  et devenu Affranchi à l’âge de 33 ans. Beaucoup d’historiens disent qu’il ne savait ni lire ni écrire avant ces 33 première années. Pourtant , l’historien M. Bernard Gainot en dit le contraire. Il était aussi el fils d’un prince africain Arada (actuel Benin).

Toussaint Louverture.  Au cours de sa liberté, le nouveau libre a promis la liberté générale aux esclaves de . L’idée de la liberté  a encouragé les esclaves à se soulever aveuglement contre la domination française, d’où il est devenu de plus en plus célèbre dans la colonie. Il croyait avec son savoir-faire en tant que  militaire, qu’il pourrait combattre les Blancs, tantôt dans le camp français, tantôt dans le camp espagnol, et tantôt dans le camp anglais, en voulant se servir de l’un de ses ennemis pour se débarrasser de l’autre . Il fut capturé plus tard par Leclerc  et transféré au fort de Joux en France où il mourut le 7 Avril 1803. Toussaint Louverture, lors de son embarcation, prononçait ces paroles qui avaient tout leur sens et allaient se manifester dans le réel le 18 novembre 1803, à Vertières : « En me renversant, on a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de la liberté des noirs : il repoussera par les racines car elles sont profondes et nombreuses » ! 

                   Pierre_Toussaint (1)       Pierre Toussaint de son côté,  était un homme paisible, qui percevait  la liberté d’un esclave différemment.  «   Pour lui, un esclave peut devenir libre seulement en ayant un acte authentifié de la part de son maître (colon blanc)  ». L’idée de Pierre Toussaint, c’était  de travailler durement pour payer la liberté de sa sœur Rosalie, avant même de penser à la sienne . Il était un modèle de foi, d’espérance et d’amour dans les temps de troubles de la colonie.

Egalement né esclave à Saint-Marc vers 1757 sur la plantation l’Artibonite, il appartenait aux Bérard, plus précisément Jean Jacques Bérard.  Sous la demande de son maître, il a laissé le pays avant la période révolutionnaire (1791) , et est parti pour  New York où il y trouva sa liberté, le 6 juillet 1807.  Il n’était pas un leader-révolutionnaire comme Toussaint Louverture. Ces deux   grands hommes percevaient  la liberté de manière différente. Toussaint Louverture, « Voulait  affranchir toute la colonie», et Pierre Toussaint  pensait plutôt à  travailler durement pour payer sa liberté. »

Voici à titre justificatif,  l’acte de l’affranchissement de Pierre Toussaint! Lisez et commentez-le !!!!

EMPIRE FRANCAIS

COMMISSARIAT

De New-York et de New Jersey

Extrait des Minutes de la Chancellerie du commissariat de France à New-York No. 633

Je soussignée Elizabeth Bossard Epouse de sieur Gabriel Nicolas, Déclare, du consentement de Mr. Nicolas, mon mari que mon intention est que Pierre Toussaint mon esclave soit et demeure affranchi de toute servitude et consens qu’il jouisse de la liberté comme tout autre affranchi qu’il fasse donner au présent acte toute l’authenticité publique qu’il peut avoir. Fait à New York le deux juillet mil huit cent sept.

(Signe) Bossard, Nicolas, Gabriel Nicolas

Signe celle en présence de

(Signe) John Sourbieu

G.Brun

Signe et paraphe Ne Varietur, suivant étau désir de l’acte de ce jour porte au registre A.D. No 219 par le requérant Mr. Gabriel Nicolas Les témoins au dit acte et Nous chancelier soussigne et dépose sous le No. 633.

A New York le six juillet mil huit cent sept

(Signe) Gabriel Nicolas, Decour, P. Schisano, Et Lombard, Chancelier,

_ Collationnée a été la présente

_ Expédition par Nous Jean

_ Baptiste Anne-Marie Lombard

_Chancelier du commissariat de

_France a New York

_Minute Déposée en la Chancellerie

_ Pour le No. 633 certifiées

_ Conforme

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