Le droit à la liberté
Soumis par Cathia Augustin le 01/04/2014.

‘‘La liberté naturelle est le droit que la nature a donné à chacun de disposer de lui-même selon sa volonté…’’          Abbé Raynal

 

L’esclavage est bien loin d’être éradiqué, car ce thème suscite encore aujourd’hui énormément de répulsion et de colère.  Cependant  il a été, selon ce que rapporte l’histoire,  l’outil fondamental de la colonisation et la force motrice de la colonisation.

Considérons une forme primaire de l’esclavage à Saint Domingue, « l’Engagement », qui était généralement pratiqué à l’égard des petits-blancs pauvres, déguenillés à la recherche de la fortune. Ils s’étaient fait esclaves pour une période déterminée: 18 ou 36 mois, selon la durée de leur engagement. Voyez le contraste qui s’y était établi ! Les petits-blancs offraient leurs services mais, par  contre  les nègres, tirés d’Afrique, étaient de préférence achetés ou échangés contre des armes ou des pacotilles.

Arrivés dans les îles afin de poser les bases durables de la colonie, les esclaves étaient torturés à tout moment dans cet enfer terrible où le fouet, la torture et la mort étaient monnaie courante. Ainsi l’esclavage dans les colonies avait évolué et était devenu l’arme meurtrière inhumaine la plus redoutable qui avait purgé jusqu’à la dernière goutte toute la fierté et la dignité des noirs victimes. Étrange destin impitoyable qui leur avait été imposé, rentable tout au moins pour les pays Colonisateurs.

liberté

Signalons que sans une exploitation à outrance et continue des esclaves noirs, les profits réalisés par les négriers, les négociants et les colons auraient été si dérisoires qu’ils auraient marché pieds-nus, ou ’ils n’auraient peut-être jamais connu le sommet économique auquel ils ont pu accéder. Sans ce système d’exploitation la balance commerciale aurait été déficitaire et le budget royal de l’époque n’aurait pas pu assumer ses dépenses militaires.

Les esclaves de leur côté, commençaient à prendre conscience de leur état inhumain en entendant parler de liberté. Ils avaient reconnu et compris qu’ils avaient le droit d’être libres. Ils voulaient goûter à cette liberté du plus profond de leur être. En effet, la farouche volonté d’indépendance et d’égalité qui les animait et leur refus obstiné à toute forme de sujétion allait symboliser l’espoir  d’un avenir libre et autonome.

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