Chefs De Bande Africains Et Chefs Indigenes
Article Numéro 4.45 Adultes et universitaires
Soumis par: FFCA-PHCS
Date: 17/02/2014
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Source: Madiou, Tome II, p. 369 et 396

Les objectifs des luttes des chefs de bande et des officiers indigènes n’étaient pas les mêmes.  Aussi, tous ne purent s’allier et combattre ensemble jusqu’à la victoire finale.

En octobre 1802, pendant que les indigènes des montagnes de l’Arcahaie combattaient les Français, de formidables insurrections éclataient dans le département du Nord.  Sans-souci, chef de bandes, déjà fameux, qui s’était battu avec acharnement pour la cause de Toussaint, souleva plusieurs milliers de cultivateurs et massacra tous les Français qui occupaient le fort Gougeot du Dondon.  Sylla reparut aux portes de Plaisance.  D’autres chefs de bande, Macaya, Malvaheureux, Mavougou, Noel Prieur répandaient la dévastation… (p 369)  Dans l’Ouest, Lamour Derance, aussi africain, ne voulait jamais organiser les congos en troupes régulières.  Il n’entendait pas supporter la supériorité des créoles (p 396). La cause de cette insurrection était le désarmement, prélude du rétablissement de l’esclavage.  Les insurrections prirent dans le Nord, comme dans le quartier de l’Artibonite, la dénomination d’indépendants.  Les Français les appelaient brigands… (P 369).

Ils avaient en horreur l’organisation militaire, ils refusèrent constamment de l’adopter. Ils combattaient comme en Afrique, divisés en tribus, précédés de leurs sorciers et des emblèmes de leurs superstitions.  Leurs principaux chefs après Sans-souci, Petit Noel Prieur, Jacques Tellier, Jasmin, Mavougou, Vamalheureux, Labruni, Cacapoule étaient tous ennemis prononcés de Christophe (qui avait procédé à leur désarmement et les avaient combattus) et même de Dessalines auxquels ils reprochaient à l’époque de grandes cruautés exercés sur eux au nom des Français.  Leur plan était de chasser les Blancs, de détruire les principaux officiers des troupes coloniales et d’établir le système africain… Les troupes coloniales indigènes, après s’être révoltées, seront forcées de les combattre, en menant en même temps la lutte contre les Français.  La résistance de Sans-souci dans l’intérieur retardera le triomphe de l’indépendance… Dessalines et Pétion, après leur prise d’armes, ne pourront agir énergiquement contre les Français qu’après avoir exterminé tous ces chefs de bande qui n’avaient pas compris l’idée de faire de tout Haïti un état indépendant.

Les cultivateurs créoles révoltés rallièrent à leur cause les troupes coloniales indigènes qui auront assez de puissance pour dominer les congos et chasser les Français… Les cultivateurs nés dans la colonie… dominèrent les Africains mais ils se virent contraints, dans leur propre intérêt, de se soumettre à l’autorité de la portion du peuple à la tête de laquelle étaient les anciens chefs militaires libres Dessalines, Pétion, Christophe, Capois, Geffrard, Jn Louis François, etc.

Quel était l’objectif des luttes des chefs de bande ?  Et l’objectif des troupes indigènes ?

Citez les chefs de bande.  Citez des chefs militaires indigènes.  Quel reproche faisait les chefs de bande à Christophe ?  Et à Dessalines ? 

Pourquoi ces deux militaires étaient à un certain moment toujours dans les troupes coloniales françaises ?

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